Parler de la femme et de son rapport à l’espace public fut impossible sans aborder le sujet complexe des discriminations vécues que ce soit dans la rue, dans les parcs, dans les transports en commun, … Il s’avère que lors de nos moments d’échange partagés avec les femmes, elles ont tenu également à échanger autour de leurs expériences dans le monde du travail.

Tous ces vécus d’injustices, de rejets, de violences physiques ou verbales peuvent limiter le bien-être de la femme. Il est donc important de tenter d’en comprendre les mécanismes (gaslighting, violences systémiques, stress racial lié aux micro-agressions, etc …), de se créer des moments de partage entre femmes et de comprendre les réactions face à une injustice afin d’en limiter les effets sur le bien-être et la santé mentale des femmes.

C’est au cours de nos échanges que nous avons pris conscience tout.e.s ensemble que les femmes ne sont pas uniquement discriminées mais peuvent être discriminantes également. 

 

Rejet – Exclusion – Ignorance – Peur de l’Autre – Peur des différences – Discrimination raciale – Exclusion par préjugés – Amalgames & Généralités – Discrimination religieuse – Sexisme – Validisme – Discrimination liée à l’apparence – Exclusion Intracommunautaire – Contrôle social

Un atelier d’écriture a vu le jour suite aux différents échanges entre femmes pour mettre par écrit nos émotions et nos expériences personnelles. Cet atelier fut basé sur un atelier créé par XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX, à savoir:

  • ce que je crois que tu vois de moi …
  • ce que je ne veux pas que l’autre voit de moi …
  • ce que la société pense voir ou croit voir de moi …
  • qu’est-ce que je ressent par rapport à ce regard ?
  • qui suis-je à l’intérieur?

Vous pouvez découvrir ce qui a été écrit à cet atelier en écoutant notre podcast réalisé par Manon Mottard.

D I S C R I M I N A T I O N  (définition collective)

  • Action ou décision de traiter une personne ou un groupe de personnes inéquitablement, différemment et injustement sur la base de plusieurs motifs de discriminations comme le racisme, l’origine, la couleur de peau, la langue, l’âge, le sexe, l’orientation sexuelle, la source de revenus, la condition sociale, l’apparence, la situation familiale, la religion, les croyances, l’intégrité physique, le handicap visible ou invisible, …
  • Il s’agit de refuser à certains groupes, la dignité, l’égalité, les droits qui leur reviennent alors que d’autres profitent de privilèges et d’avantages.
  • « l’intention de ne pas de discriminer ne compte pas, c’est l’action de ce qui est fait qui compte ! »

Forme de manipulation psychologique, intentionnelle ou non, qui consiste à faire douter une personne de sa propre perception de la réalité en niant les expériences de racisme d’une personne.

« Le gaslighting peut prendre plusieurs formes, telles que la négation de l’expérience de la victime, la minimisation de ses sentiments, la remise en question de sa mémoire, la création de doutes sur sa santé mentale, etc. »*.

V I O L E N C E S   S Y S T E M I Q U E S

La violence systémique est une violence qui est intégrée dans les structures sociales et qui est souvent perpétrée par des institutions, des organisations ou des groupes de personnes qui ont le pouvoir de contrôler les ressources et les décisions.

S T R E S S   R A C I A L    &    M I C R O – A G R E S S I O N S *

D’une manière générale, une micro-agression raciste est, selon sa définition, « un propos ou une action qui vise négativement les personnes racisées ». Intentionnelle ou accidentelle, cette micro-agression est une forme de discrimination à la fois insidieuse et très commune qui peut revêtir plusieurs contours.

  • micro-agression verbale (« Tu viens d’où ? », « Tu parles bien pour une noire ! », etc.),
  • micro-agression comportementale (par exemple, toucher les cheveux d’une personne racisée)
  • micro-agression environnementale (comme la glorification de personnalités coloniales à travers des statues, des noms de bâtiments, de lieux, etc.).
  • micro-insultes (« Pourquoi vous les Africains êtes si bruyants ? », etc.)
  • les micro-invalidations (« Le racisme anti-blanc existe aussi. », « Tout le monde peut réussir s’il travaille suffisamment. », « La police fait juste son travail. », etc.)

« Le traumatisme racial est, lui, de manière succincte, une réaction traumatique à une accumulation d’expériences négatives, qu’elles soient directes (agressions verbales ou physiques, par exemple) ou indirectes comme le fait d’être témoin d’une discrimination subie par un membre d’un groupe racisé »